De la détente, la chance des innocents,
C'est exigu dans les travées de la société,
Pour ma défense, la trempe de l'éloquence,
Les vestibules changent de paquets à satiété.

Comme l'encre qui s'écoule et se tait
Courant se figer sous le buvard
La Provence du fait-tout par ses herbes
Supplante le vivier des simulacres.

Lisez la baguette qui guide invisible
Les importances de vue s'anticipant.
Peignez l'aquarelle du cycle traduisible.
De l'abondance, le luxe de la facilité.

J'entendais alors le récital complexe
Un récit rare, complet, de sentences saines,
Un Héritage hors-pair, longuement pensé
Sans inévitables promesses autrement tancées.

L'âme de l'homme a parfois besoin de crier
Me dis-je tout penaud de mes pamphlets
Le charme fort a un carquois de pointes cirées,
Me glissent les doux échos de la détente même.

Dois-je consoler ou dégainer ?
Dans le doute, je dégaine pour consoler !
Puis je suis inconsolable d'avoir dégainé.
Quelle idée d'avoir étayé,
Maintenant, je tente de me dépêtrer !

Les sourcils sont circonflexes
Les regards circonspects
Des broutilles, ces visions vaines !
Des fourmis, le dictionnaire !

Le rire est élu, retient tous les tenants
Les aboutissants se pressent en masse.
Sur ce fil très ténu, le chemin du maître tangue
Comme l'assouplissant de l'être en marge.

Écrit par Syntax_Error
"Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité."

Jean Cocteau
Catégorie : Poésie
Publié le 13/09/2020
Ce texte est la propriété de son auteur. Vous n'avez en aucun cas le droit de le reproduire ou de l'utiliser de quelque manière que ce soit sans un accord écrit préalable de son auteur.
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Commentaires
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Posté le 13/09/2020 à 13:03:33
Il y a du Cyrano dans ce texte (rapport à la 6ème strophe), il y a l'envie de défier le sens des discours que nous tenons à foison. Personnellement je suis un moulin à paroles dès que je suis lancé. Le sens s'accroche comme il peut, mais je suis loquace. Et comme dans les discours on est plusieurs, c'est à qui parlera le plus longtemps, du plus de choses possibles. J'aurais voulu savoir rester à me tenir dans une chambre, faisant d'un regard le tour de mon domaine, car le monde est si compliqué, et en deviser c'est également le partager, or il forme un tout, cohérent, sûrement.
Bon dimanche.
jacou
Posté le 13/09/2020 à 17:33:55
La sixième strophe m'a beaucoup plu, et la septième non moins :)

Le tout résonne d'un questionnement sur la parole, sur sa place
dans la communauté humaine, sur le rire, un sujet d'actu s'il en
est, sur son crédit et le champ que nous lui destinons ...

Et l'écriture est directe, voir cash, car il s'agit là de déceler
ce qui se cache en nous de faux-semblants, de pudibonderies ...
Ombrefeuille
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28/09 11:52jacou
Bonjour Oiseau Lyre ! :)
28/09 10:09Iloamys
Bonjour Oiseau-Lyre
Au plaisir de vous lire.
;-)
28/09 10:07Oiseau Lyre
Passez une agréable journée dans ce monde poétique façonné par votre coeurs et vos plus douces élégies.
28/09 10:05Oiseau Lyre
Bonjour à tous !
28/09 06:28Iloamys
Avec un jour de retard, je souhaite Philomène, que cette nouvelle année soit pour toi sereine et des plus douce.
Pour que tu n'offres encore ton charme poétique.

Bonne journée à tous.
28/09 04:15jacou
Bonjour à tous les membres, poètes, commentateurs , invités et passants du forum poétique Icetea !
28/09 04:14jacou
Bonjour Philomène : bon anniversaire à vous !
28/09 04:14jacou
Bonjour Assia.
27/09 11:27Yuba
Bonsoir à tous , avant Minuit , je voudrais souhaiter un joyeux anniversaire à la poètesse Philomène :)
27/09 03:33Syntax_Error
Dans la vie, appliquer cette recommandatio n est fort utile pour éviter les déconvenues.
27/09 03:29Syntax_Error
Lorsque que quelqu'un écrit, il se donne d'abord à lui-même avant de prêter aux autres..
27/09 01:29Iloamys
je dois quitter.
Bon aprem
27/09 01:28Iloamys
Les donner est une image.
Le lecteur en fait ce qu'il veut.
Il ne sait pas toujours exactement de quoi je parle dans mon poème.
Ni à qui.
Donc, il le fait sien.
Et c'est très bien.
27/09 01:18CRO-MAGNON
Mes écrits sont miens, ils n'appartienne nt qu'à moi ! Je ne les donne pas je les partage avec le lecteur !
27/09 01:17CRO-MAGNON
Le lecteur s'approprie que son interprétatio n pas celle de l'auteur
27/09 01:16CRO-MAGNON
J'écris ce qui me vient plus que ce que je veux, je ne me donne pas !
27/09 01:13Iloamys
Je suis d'accord Cro.
On écrit pour soi.
Mais en livrant nos textes, on se donne entièrement.
Le lecteur s'approprie le texte.
27/09 01:11CRO-MAGNON
Les Musso et compagnie ne sont pas des ecrivains mais des auteurs à faire du commerce
27/09 01:09CRO-MAGNON
L'auteur se donne d'abord à lui-même, on écrit par soi, pour soi et après pour les autres
27/09 01:07Iloamys
Cette citation de Montaigne syntax_Error ne concerne t-elle pas plutôt le rapport humain que l'écriture ?
Il me semble que dans l'écriture, l'auteur se donne au lecteur plus qu'il ne se prête.

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