C'est en ces quelques vers chant d'amour qui s'élève,
Car quand du ciel lointain il ne pleut que des bombes
On ne le sait que trop ? il en faut des colombes
Pour que le blanc drapeau en tout lieu se soulève
Alors que n'est plus paix, royaumes enterrés
Ils vivent dans Gaza, sous un ciel enflammé,
Car depuis si longtemps leur terre n'est que cendres
Bout de Palestine qu'on tente de leur prendre.
Ce fut en octobre que folie s'embrasa,
Lorsque de la haine vint vert flammes de guerre,
Soldats humiliés, bourreaux qu'on excusa
Semèrent misère en logis de nos frères.
Les Kibboutz enflammés firent chanter l'enfant,
Innocentes foires réduites en fumée,
Vibrations des cris de tous les kidnappés…
Horreur et carnage partout trois jours durant.
Une lune à peine, et l'on put voir déjà
Pleuvoir de tout là-haut bombes et puis mitraille.
Oh ! jours de tempêtes, rouge jours de batailles,
Et c'est tout un peuple qu'ainsi on massacra.
Trois soleils, deux années, plus encore s'écoulent,
Bientôt montent au ciel accords des cris hurlés.
Hôpitaux dévastés, et la Bande s'écroule
Familles dispersées, tout un peuple opprimé.
On ne vit plus qu'horreur et plus qu'atrocités,
Cela qu'on appelle collatéralité,
Parqués en quelques camps, eux-mêmes bombardés
Le frais hiver passa, aussi chaleurs d'été.
Alors qu'en ces vert temps ailleurs germaient bourgeons,
Ou était école, on vit explosion
Un bruit assourdissant fauchant petit enfant,
Ainsi que l'on cueille une fleur du printemps.
Gaza jusqu'à Nantes, Paris à Ramallah,
Vent porte un message : la guerre est hors-la-loi.
Coupons court aux flammes, brisons donc les prisons,
Maudits soient les marchands qui nourrissent canons.
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