Et ce soir, j'me rappelle,
Car ma gueule, j'l'ai rasée,
Bien coiffée, elle est nette,
Maquillée l'anxiété,
Le miroir qui me double,
Affichant le portrait,
De celui qui toujours,
Dans mes bris, apparaît,
Je maquille ma gueule,
Fait semblant de n'savoir,
Ce qui s'trame, je suis seul,
Mais pas seul sur la glace,
Ma chérie qui me parle,
Je réponds et cette voix,
Me rappelle une image,
Que je traîne avec moi,
J'me souviens de sa tronche,
Comme si c'était la mienne,
C'est bien ça qui me ronge,
Je le dis hors antenne,
Car derrière un stylo,
Tout me paraît plus clair,
Car quand j'écris "Fantôme",
Le mot sonne sans derrière,
Me faire froid dans le dos,
Je rhabille ma carcasse,
Fait en sorte qu'au fond d'l'eau,
Se Noie bien cette image,
Salut Papa, je te laisse,
Faut qu'j'm'occupe de ma tronche,
De ma femme, de mon fils, sans que toi tu me ronges,
Sans que toi tu m'agresses, sans l'vouloir je le sais,
Il faut bien qu'j'sois honnête, je te crains autant qu'j't'aime.
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Écrit par L'Autochrone
L'humain est une équation dont il est son propre inconnu.
Catégorie : Divers
Publié le 24/06/2012
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