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C'est ici dans le flot des sangrias portugaises que vient éclater mon cœur en millions d'étincelles semblables à des dragons d'automne.
Abandonné sur le frêle balcon je regarde les ombres gagner la ville
La place les terrasses et les âmes en marche
Au sommet de la nuit
Les pots de fleurs servent de lits au ivrognes anarchistes
Pseudo-anarchistes
La jeunesse dorée ivre de sensations vient assouvir ses besoins
Sur le goudron sale
Encadre de ses habits méthodiquement salis
Les serfs liquoreux qui devraient lui cracher dessus
Encadré de bitume au fort parfum d'urine, mes yeux impropres sont partis visiter les lieux. Je suis une boule de feu, rapide, je sais que les trottoirs vivront après mes cendres. La lenteur grouillante qui marque les murs est éternelle. Je suis passager, je n'habite pas cette fureur. Juste le temps de sentir la douce langue des tisons éphémères, et un énorme souffle plus rude qu'un vent patagon viendra m'arracher à l'éclairage des lanternes. Saisie la force inhérente, je redeviendrai terne comme un jour sans pluie.
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Écrit par Ole Touroque
http://badurkax0.blogspot.com
Catégorie : Divers
Publié le 17/07/2008
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