La brume laissait entrevoir un long cortège de voitures. Leur vrombissement faisait vibrer mes organes. Des files de gens passent autour de moi. La cohue des monologues de toutes ces personnes accrochées à leur portable raisonne dans ma tète. Je passe la 5eme avenue, un homme est allongé par terre d'autres l'enjambes sans même y prêter attention. Une jeune fille probablement mineure m'interpelle pour me proposer ses services, je passe sans même regarder. Je ne veux plus vivre ici, il n'y a plus de place pour moi, j'ai envie de m'arracher les cheveux, de crier plus fort que l'abominable bruit sourd, mécanique, et sans âme de tout ce qui m'entoure, j'ai envie de cracher à la figure de toutes ces marionnettes qui croient vivre, je voudrais tenir entre mes mains l'une de ces dernières armes à cadence rapide et tirer dans le tas. J'ai envie de tout faire péter baignant dans le sang cette ville, sentir l'odeur de la chair brulée de tous ces pantins, entendre le doux crépitement du feu qui dans un dernier hurlement laisserait place au silence. J'aimerai déchainer la fureur de nos ancêtres qui feraient rejaillir le feu des anciens volcans que l'on croyait mort, résonner le vent des tempêtes qui claquerait dans l'air soufflant tout sur son passage, gonfler les mers jusqu'à tout engloutir, j'aimerai que toute cette merde disparaisse, que cette terre explose ne laissant qu'un amas de poussière s'oubliant silencieusement dans l'espace, poussé par les vents dispersant la connerie humaine à travers l'univers.
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Écrit par egon
le coeur est une enclume sur lequel dieu forge les plus grande douleur mais parfois il y grave en lettre d'or l'amour
Catégorie : Amitié
Publié le 26/02/2009
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