Automne , je revois la cendre de tes songes
Voltiger dans les ors du couchant
Puis retomber sur la mousse , rythmée
par le susurrement du vent ,
Et s'endormir sur les feuilles éparses
Du sommeil de l'oubli.
Adieu berceuse de mes jours ,
Tes notes alanguies ,
Comme un amour qui se consume
se dispersent dans la brume
Du silence vespéral.
Souvenance des temps heureux
Evanouis comme une prière
Offerte à la lumière
Du fond des bois silencieux.
La bise arpège monotone
dans les frémissements du soir .
Exténuée , une rose abandonne
Son dernier éclat et s'endort
Sur les genoux de la mort.
Automne , je meurs d'espérance
Dans les crépuscules si purs
Où les arbres figés tels des ciels obscurs
S'allumeront soudain pour éclairer la route
Quand passera ce dieu qui m'envoûte :
le futur.
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Écrit par pat
le baiser sur la bouche est la meilleure façon de se taire , en disant tout!
Catégorie : Divers
Publié le 24/09/2015
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| Quel excellent poème! | |
Musouka ![]() |
| En quelques lignes est racontée toute une histoire autour de l'automne et des souvenirs en filigrane ...fabuleux! Amitiés |
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Yuba ![]() |
| Chaque saison inspire les poètes, encore ici et c'est réussi. | |
Vincendix ![]() |
| Les langueurs de l'automne comme l'écrit si bien Verlaine ! j'ai du mal à écrire sur cette saison car d'autres le font tellement bien ! bravo Pat pour cette brise qui arpège Douce nuit |
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