Nous sommes des immeubles habités
Par un locataire ignoré
Nos murs de salpêtres se couvrent de verrues,
Nous colmatons les brèches, pauvres taissons
Puants de solitude, rimes à rien
Allumons, éteignons, perdus,
Fous insomniaques tournent en ronds
Infinités de pièces, pour rien
Nous accumulons, coins refus
Nous encombrons nos balcons
Nous jettons le tout, c'est rien
Nos escaliers n'ont plus d'issues
Fluides d'hébétudes, nous montons
Ascenseur, dédale, sert à rien
Pleins de cheminées, feu exclu
Passages secrets murés béton
Nos grands espaces sont trois fois rien
Ébranlement,
Ébranlement,
Moins on a mal,
Moins on veut avoir mal,
Moins on supporte d'avoir mal,
Plus les choses nous font grand mal
Ébranlement,
Ébranlement,
Ouvrons nos fenêtres à la rue,
Quitte à briser les vitres prison,
Notre locataire verra bien...
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| Très bel écrit ! Le manque est un mal qui ronge longtemps parfois, mais l'oubli peu à peu l'évapore... amitiés Louann |
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louann ![]() |
| Houlà, pas sûr d'avoir tout compris moi. Mais c'est très original. Des images très parlantes. On se sent égaré dans un labyrinthe... Blue. |
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blueberry ![]() |
| Magnifique! Trés judicieuse métaphore pour nous inviter à ouvrir nos coeurs et notre "égo" vera bien... Bravo! |
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singe vert ![]() |
| l'ébranlement de coeur réduit à un tout petit coin manque d'air tassé peu d'espoir parfois mais dehors....un coucou que voila! |
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MARIE L. ![]() |


