S'il neige il faut marcher
Tel fut leur dire
S'il pleut, il faut s'abriter
Tel fut leur conseil
Mais dès qu'il neigeait, ils s'abritaient
Quand il pleuvait, ils marchaient
Sans aucune logique
Incapables de bon sens
Pourquoi cette incohérence?
Pourquoi est-ce toujours ainsi ?
La branche à qui ils s'accrochent
Est toujours celle qui se détache
Ils prennent en otage l'avenir
Etouffent qui voudrait voir le jour
Font du néant leur viatique
Toute leur vision est chimérique
Quoi nous, nous connaissons
Jamais nous ne fûmes d'accords
Même si nous, nous côtoyons
Nous ne réglâmes jamais nos accords
Le malheur
fut toujours notre lot
Et si par hasard pointait le bonheur
On se hâtait de le lui faire regretter
Le sentier que nous empruntions
Est chemin hasardeux
Où que nous parvenions
La peur est à son bout
Incapables de nous assoir un nom
Celui qui nous colle nous le salissons
La paix nous dédaigne
Même si elle nous approche, nous la fuyons
Si d'aventure notre soleil brille
C'est juste pour nous aveugler
Si l'équité nous sollicite
Le cœur la réfute
Notre identité part en lambeaux
Nous oubliâmes son adresse
Même si elle veut vers nous revenir
Dans le doute, on la laisse
Les temps ne sont pas démentiels
Seule notre démarche est troublante
Aucun dieu ne nous maudit
L'hérésie est en nous
Sinon qui nous guide vers la déperdition
Ce qui semblait nous tenir à cœur ?
N'est ce pas ceux là qui ont usé nos forces
A trop nous duper ?
Même si nos yeux entrevoient
Notre cécité reste légendaire
Même si notre toucher est là
Nos sensations sont inertes
Même si nos cris déchirent l'espace
Ce ne sont que de lamentations vaines
Et même si notre volonté se réveille
Le cœur n'y est pas !
Nous oubliâmes les préceptes
De nos prédécesseurs
Nous réfutâmes
Toutes leurs bonnes paroles
Nous –nous ingéniâmes
A donner forme à ce qui est retors
Des totems nous élevâmes
A la gloire de nos bourreaux
La vaillance nous quitta
Pour ne jamais revenir
Le savoir nous bouda
Pour ne plus nous appartenir
Le premier sot venu
Nous l'invitâmes à nous guider
Et vers l'impasse
Nous le suppliâmes, de nous mener
Toujours se plaindre
Tel est notre plaisir
Détruire ce qui fut construit
Tel est notre loisir
Quand la cible fut visible
Cela nous figea dans l'indifférence
Et quand nous même fûmes la cible
Nous cultivâmes l'insolence !
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